Communiqué : Débat du 10 avril à l’Assemblée nationale, les espaces de loisirs indoor demandent leur inclusion dans le dispositif d’ouverture du 1er mai

9 Avr 2026 | Actualités, Communiqués de presse

À l’approche du débat à l’Assemblée nationale du 10 avril 2026, portant sur la proposition de loi visant à sécuriser l’ouverture de certains établissements le 1er mai, le secteur des espaces de loisirs indoor appelle les parlementaires à corriger une lacune majeure du texte.

Adoptée par le Sénat et soutenue en commission, cette proposition constitue une avancée importante pour plusieurs activités, notamment les cinémas, boulangeries et fleuristes. Toutefois, elle laisse de côté les espaces de loisirs indoor, qui représentent près de 350 établissements en France, les plaçant dans une situation d’insécurité juridique persistante.

En l’état, ces structures ne relèvent clairement d’aucune des catégories mentionnées par la loi, les exposant à des risques de sanctions en cas d’ouverture le 1er mai. Cette incertitude n’est pas théorique : des contrôles récents ont déjà donné lieu à des procédures, confirmant la fragilité du cadre actuel.

Or, la nature même de l’activité des espaces de loisirs indoor justifie leur ouverture lors des jours fériés. Ces établissements enregistrent une fréquentation maximale à ces périodes, notamment de la part des familles. Leur fonctionnement repose par ailleurs sur la présence de personnel qualifié garantissant la sécurité du public, rendant toute fermeture particulièrement pénalisante et économiquement irrattrapable.

Le secteur souligne également une rupture d’égalité manifeste avec d’autres acteurs de loisirs, en particulier les parcs extérieurs, susceptibles de bénéficier d’une interprétation plus favorable du texte. Cette situation crée une distorsion de concurrence directe entre des activités comparables.

Face à ces enjeux, les professionnels appellent à une intervention rapide du législateur. Ils demandent soit une inclusion explicite des espaces de loisirs indoor dans la loi, soit, à défaut, une clarification permettant de sécuriser leur situation, notamment via le futur décret d’application.

Le vote du 10 avril représente une fenêtre décisive. Sans correction immédiate, plusieurs centaines d’entreprises, majoritairement des TPE et PME, resteront exposées à une insécurité juridique durable, avec des conséquences économiques concrètes.

Télécharger le Communiqué